Parler climat avec Inventons nos vies bas carbone, cela vous transforme ! (on a mesuré)
Parler climat avec l’atelier Inventons nos vies bas carbone, cela crée des amitiés en faisant baisser les émissions de gaz à effet de serre !
Catalyseur de pratiques bénéfiques : 96 % des animateur·ices ont une empreinte carbone inférieure à 10 tonnes, et 72 % déclarent avoir réduit significativement leurs émissions depuis leur engagement à l’animation.
50 % des répondant.es ont développé des liens d’amitié grâce à leur implication. Aider les autres, c’est apprendre beaucoup et s’aider soit même !
95 % des répondant·es estiment que l’animation d’ateliers contribue à leur propre progression sur les enjeux environnementaux.
8 % des animateur·ices considèrent que leur participation à l’atelier a eu un impact direct sur leur propre trajectoire de décarbonation.
Mesurer l’impact de l’atelier Inventons nos vies bas carbone
Face à la complexité des enjeux climatiques, l’atelier Inventons nos vies bas carbone souhaite outiller l’engagement et la transformation individuelle comme collective. Mais quel est réellement son impact ? Pour le savoir nous avons choisi de nous concentrer sur celles et ceux qui l’animent. Une enquête a été menée pour en quantifier les effets.


Objectifs de l’enquête
L’objectif de cette enquête était d’analyser l’influence de l’atelier sur l’évolution des pratiques et des représentations des animateurs, en interrogeant leur trajectoire d’engagement et leur appropriation des enjeux bas carbone.
L’hypothèse de départ : la formation à l’animation de l’atelier contribue à une montée en puissance des individus, capables à leur tour d’en faire basculer d’autres.
Méthodologie et limites
L’étude a été conduite par deux étudiants de Sciences Po Lille de la majeure Politique, Écologie, Soutenabilité (PES) et repose sur une double approche :
- Une enquête quantitative, administrée via un questionnaire diffusé aux membres de l’association, ayant permis de recueillir 200 réponses (60 % de femmes, 90 % d’actifs) ;
- Une analyse qualitative via 10 entretiens semi-directifs, visant à approfondir les ressorts subjectifs de l’engagement et les impacts perçus de l’atelier.
- Une des limites identifiées réside dans le biais de participation : les répondants étant majoritairement issus du réseau des animateurs actifs, il est possible que les résultats surestiment l’influence réelle de l’atelier sur un public plus large.
Principaux résultats

L’analyse des données met en évidence plusieurs tendances clés :
- Un engagement structurant : L’atelier constitue un point d’ancrage fort pour ses animateurs. 50 % des répondant.es ont développé des liens d’amitié grâce à leur implication, tandis que 58 % ont intégré la communauté d’anims sans contact préalable avec d’autres animateurices.
- Un effet catalyseur sur les pratiques : 96 % des animateur.ices ont une empreinte carbone inférieure à 10 tonnes, et 72 % déclarent avoir réduit significativement leurs émissions depuis leur engagement à l’animation. Les changements les plus fréquents concernent l’arrêt de l’avion et la diminution (ou arrêt) de la consommation de viande.
- Un apprentissage dynamique : L’atelier est perçu comme un espace de montée en compétence : 95 % des répondant.es estiment que l’animation d’ateliers contribue à leur propre progression sur les enjeux environnementaux.
- Un rôle moteur dans la transition bas carbone : 88 % des animateur.ices considèrent que leur participation à l’atelier a eu un impact direct sur leur propre trajectoire de décarbonation.
Perspectives et approfondissements futurs

Les résultats soulignent la nécessité de consolider et d’étendre l’étude à un échantillon plus large, incluant les participant.es non-animateurs ainsi que les organisations clientes. Une approche longitudinale permettrait également d’évaluer l’évolution des impacts à moyen et long terme.
C’est pourquoi nous nous inscrivons dans le projet « Trajectoires écologiques » qui a l’originalité de proposer d’analyser l’impact non d’un atelier isolé (qui pourrait poser un problème méthodologique et de biais) mais examine en profondeur les différents facteurs contribuant à la trajectoire de changement des individus, incluant les ateliers comme le nôtre.
L’atelier Inventons nos vies bas carbone s’inscrit ainsi comme un dispositif structurant dans l’écosystème de la transition écologique, favorisant non seulement la diffusion des connaissances mais aussi l’adoption de nouvelles pratiques plus sobres en carbone.
Vous souhaitez approfondir ces enjeux ou rejoindre le réseau d’animation ? Contactez-nous pour contribuer à cette dynamique collective !
Merci à Zoé Meuleman et Terence Van Neder – Mayer de Science Po Lille pour ce travail.